jeudi 28 décembre 2006

L'Unef ne sait pas payer.


Il est toujours bon de voir un peu ce qu'il se passe "en face"
C'est un étudiant de Lyon II qui a eu la bonne idée de nous envoyer cette photo d'affiche prise en plein jour d'élection.
On pense de suite au fameux "discution" de l'époque anti-cpe, mais ne nous affolons pas sur une faute de la sorte, à l'Unef on a du mal à conjuguer le verbe payer.

Ces frais "illégaux" parlons-en.

A Lyon III ils correspondent pour la plupart à des services facultatifs, comme par exemple disposer de l'accès complet aux outils technologiques (qui permet par exemple de voir son groupe de TD ou sa place aux examens).
Il n'est évidemment pas nécessaire de payer les 39 Euros demandés pour accéder à l'intranet, aux ordinateurs mis à disposition ou à l'une des 170 bornes d'accès WiFi.
La pratique du sport, facultative également, suit ce même principe. Personne n'est forcé à participer à une activité sportive. Si l'étudiant ne le désire pas, il ne paye pas les 20 Euros demandés.
Je vous laisse ensuite sur les 2 euros pour les frais de reprographie, pensez à tout ce papier utilisé pour nous...

Sachez que la demande de l'Unef devant le Tribunal Administratif a été jugée « irrecevable » par le commissaire du gouvernement après une erreur de procédure.
C'est donc la demande du recteur de Lyon, Alain Morvan, qui a été examiné.

Pendant que l'Unef vient donner des leçons sur des frais facultatifs, ce même syndicat fait annuler des élections de Crous partout en France afin de regagner des élus (et donc des élus au Cnous qui déterminent les subventions accordées) et en donnant par la même occasion la même idée à la Cé(FDT) pour nos élections aux Conseils Centraux.

Plus que jamais :
Unef, le syndicat de l'argent.

dimanche 24 décembre 2006

Souvenir de Noël 1980.


Pour les présidentielles de 1981, le Saint Père de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) n'avait pu obtenir les fameuses 500 signatures.
Ce dernier posa une requête au Conseil Constitutionnel remettant en cause la forme de présentation des candidats (et puis quoi encore), cette même requête fut rejetée.

Pour que Olivier Besancenot puisse une nouvelle fois reprendre le flambeau rouge, tapez 1.

dimanche 17 décembre 2006

Décryptage du socialisme français.

Comment parler du socialisme en seulement quelques lignes ?

En effet, le socialisme est un vaste courant de pensée théorisant une pensée politique, économique et philosophique qui émergea des désastres humains que put causer la révolution industrielle.
Derrière le socialisme, se cache, à l'origine, plus qu'un simple idéal, mais une véritable espérance dans la réalisation d'une société plus humaniste et plus égalitaire.
Impossible donc que de ne pas s'affirmer socialiste. Chacun d'entre nous, du moins je le souhaite, espère que la société dans laquelle il vit soit plus humaine, plus juste, plus égalitaire.
Ce que le socialisme a peut être de plus attrayant, a contrario d'autres théories économiques comme le libéralisme, c'est qu'il n'est pas né de la raison de l'Homme mais qu'il est né de sa passion. Il prend l'Homme dans son coeur et non dans son esprit. Pas de raisonnement juste du sentiment.
Le socialisme a donc cette caractéristique que d'être inhérent à l'Homme.


Seulement, qu'en est il du socialisme, non plus théorisé, mais du socialisme mis en pratique ?

Il est indéniable que le socialisme a apporté beaucoup à notre société. Le "Front Populaire" en est un très bon exemple. Bien que désastreux du point de vue économique, plus personne ne remet aujourd'hui en cause les acquis sociaux nés de cette période.
Seulement, il arrive un stade ou "Trop de socialisme, Tue le socialisme" et la France semble bien en être arrivé à ce stade.
En effet, le pays le plus socialiste du monde n'est plus en très grande forme et ce depuis une trentaine d'années. La croissance stagne, le nombre de chômeurs est en permanence au dessus d'un seuil intolérable pour un pays développé, les finances de l'Etat touchent le fond, le pouvoir d'achat ne décolle pas.

Pourtant nous appliquons toutes les politiques socialistes que les grands maitres à penser du socialisme ont théorisé.
Nationalisations, fonction publique représentant plus d'un emploi sur quatre, dépenses publiques colossales, redistribution, impôts élevés, Etat omnipotent.... Tout est là pour que la théorie de Keynes fasse de notre économie, l'économie la plus prospère du monde. Pourtant nos deux millions de chômeurs et nos 7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté viennent contredire cette thèse. L'Angleterre libérale à nos cotés fait mieux que nous, avec son taux de chômage à 4,5% de la population active et "seulement" 5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

A qui la faute ?

La faute, à ces décennies de politiques socialistes outrencières et incohérentes ; mises en place pour satisfaire sur le coup le bon peuple qui sans usage de sa raison s'est laissé prendre aux pièges de ses passions.
L'archaisme du socialisme français est aujourd'hui remis en cause par personne. Alors que Royal fait rire le monde entier, une partie des français l'idolatre alors que cette même personne défend le système, défend les 35 heures, défend les privilèges d'une fonction publique qui nous ruine en représentant pour le seul financement des traitements et salaires des fonctionnaires la moitié du budget de l'Etat.

Le socialisme français aujourd'hui ce n'est plus la défense d'une société égalitaire et juste, c'est cette thérorie économique qui a pour seul objectif de péréniser les avantages des plus fainéants d'entre nous. Alors que certains travaillent de moins en moins pour toucher de plus en plus, on demande de faire toujours plus d'efforts à la France qui se lève et bosse dure.

Le socialisme français c'est aujourd'hui le parti de toutes les inégalités qui a mis fin à la méritocratie qui seule permettait l'ascension sociale.

Dommage une si belle philosophie pour un si mauvais usage.

vendredi 15 décembre 2006

Préparons le changement

Nous avons été très amusés par la campagne d'affichage du MJS (proche de l'Unef et du PS) autour de la manufacture et un peu ailleurs.
Pour cette raison, nous avons également decidé de préparer le changement.


Cliquez pour agrandir

Le tract démago original du MJS est ici

mercredi 29 novembre 2006

Annulation des élections du 14 Novembre 2006 (+recours)

La (Conféderation Etudiante) a posé deux recours gracieux à Lyon III pour faire annuler les élections aux conseils centraux du mardi 14 Novembre pour une histoire de soit disant "non représentativité".
L'un des motifs réside dans le fait que le syndicat de gauche n'aurait pu obtenir leur stand en même temps que les autres organisations, et aussi qu'Inter-Asso (Corpo etc) disposait de deux tables et deux panneaux (une table et un panneau de plus)
Le recours a été posé par Julie Coudry mais a été rejeté car cette dernière n'est pas étudiante au sein de notre fac.
Le deuxième quant à lui a été validé par la commission électorale qui ordonne l'annulation des élections, mais l'Université a fait appel.

Une fois de plus nous ne pouvons que deplorer que la mentalité gauchiste des mauvais perdants soit bel et bien devenue une méthode systématique.
Un nouveau scrutin semblerait donc se profiler pour février, toutes les organisations étudiantes de la fac semblent cependant vouloir s’assembler contre ce recours et cette annulation; cette question sera tranchée par le Tribunal Administratif.

Voici les deux recours que devraient être sur le site de la fac, mais il semble y avoir un oubli de lien. Cliquez sur chaque image pour agrandire et lire.



Premier recours rejeté




Second recours




source officielle : ici

mardi 28 novembre 2006

Résultats des élections au Crous (+ détails)

Les résultats ont été proclamés il y a quelques minutes depuis le R.U du Crous de Lyon, rue Madeleine :

1. Inter-Asso : 3 élus
2. Unef : 2 élus

3. UNI : 1 élu
4. Emf : 1 élu

Arrivé en 4e l’EMF (Etudiants Musulmans de France) a réalisé une inquiétante progression sur les bureaux de vote de la Manufacture (1 élu également). L'Uni recupere néanmoins cette 3e place au dépend de l'organisation communautariste par rapport aux élections de Mars dernier et Inter-Asso perd 2 élus.

Nous noterons une fois de plus que l’Unef a entonné une version remix de l’Internationale dans le RU du Crous pour célébrer leur stagnation.
La participation sur l’Académie est d’environ 6%, mais en chute libre sur Lyon III par rapport à Mars 2006.


Ajout du 29/11 :

Voici donc les résultats en détail, d'après le site du Crous Lyon St Etienne :

Le taux de participation s'élève à 6,60 %.

Rappel :
Taux de participation aux élections de mars 2006 : 5,64 %,
Taux de participation en 2004 : 8,76 %.

Le nombre de votants dans l'académie s'élève à 9 568 dont 9 358 suffrages exprimés.


Arrive en tête avec 37,96 % des suffrages (3 552 voix) : « INTER-ASSO à vos côtés chaque jour », qui obtient donc 3 sièges.

Se place en seconde position avec 33,31 % des suffrages (3 117 voix) : « UNEF et associations étudiantes, contre la précarité : un statut social pour tous », qui obtient 2 sièges.

Arrive en troisième position avec 13,29 % des suffrages (1 244 voix) : « UNI pour l'égalité des chances », qui obtient 1 siège.

Arrive en quatrième position avec 11,19 % des suffrages (1 047 voix) : « EMF, Etudiants Musulmans de France, pour la démocratie, contre les discriminations », qui obtient 1 siège.

Les autres listes en présence :

- IDÉE, les étudiants européens : 4,25 % des suffrages (398 voix).

vendredi 24 novembre 2006

Crous 2006 : le 28 Novembre, faites le bon choix.

Il est toujours bon d'établir un rapide rappel des faits.


Le 21 mars dernier, alors que la crise du CPE défrayait la chronique et débrayait nos facs, les étudiants de l'Académie de Lyon ont été conviés à élire leurs représentants au CROUS.
Malgré les blocages à Lyon 2 Bron par exemple, le taux de participation fut d'environ 5% (7632 votes exprimés pour être précis), soit autant qu'en 2002.

Et pourtant.
Alors même que l'UNEF appelait à bloquer les facs dans toute la France et à boycotter les élections, le syndicat présenta tout de même sa liste tout en sachant par avance que ce double rôle lui coûterait cher.

En effet, le résultat fut sans appel et notre syndicat de gauche préféré se retrouva avec un unique élu.
Tout de suite, nous n'oublions pas que pour chaque élu siégeant, l'Etat subventionne l'association à hauteur de 100 000 euros environ, l'Unef touchait depuis 2004 426000 Euros par an (source : site de l'Unef).
Ajoutons à cela le vol de deux urnes dans notre Académie et la disparition de 270 enveloppes contenant le vote d'électeurs. Nous vous laissons réfléchir sur l'interrogation suivante : de qui pourrait provenir un tel acte ?
Les "fermetures" étranges de 7 bureaux sur les 86 seraient également à prendre en compte, sans compter les intimidations subies par les personnes désirant prendre part au vote.
Notez tout de même qu'il est possible pour un étudiant de voter dans n'importe quel bureau de l'Academie avec sa carte.

Bref. L'Unef a les mains sales dans cette histoire de près comme de loin.
En portant le dossier devant le Tribunal Administratif de Lyon (comme dans toute la France), l'Unef montre une fois de plus que ses priorités se rapprochent plus de l'argent que de la démocratie.
Après tout, pourquoi ne pas demander l'annulation des élections de 2002 vu que le taux de participation était le même ?
Tout en se permettant de critiquer constamment la société et l'université par les méthodes que l'on connaît, l'Unef obtient donc l'annulation des élections CROUS du 21 Mars 2006, sans préciser le coût de l'organisation de ce nouveau scrutin.


Parce que le respect de la démocratie est la règle d'or de notre société ;
Et parce que le vote des étudiants ne doit pas être bafoué par quiconque et encore moins par une association censée les représenter.


Pour ces raisons, le 28 novembre, je vote tout sauf UNEF.


Lire le jugement ici (.doc)

jeudi 16 novembre 2006

Elections mouvementées (+ résultats)

L' élection aux conseils centraux a donc eu lieu mardi 14 novembre.

Comme prévu, l'étudiant a pu se retrouver sous une masse de tracts assez conséquente.
Il aura été en effet assez difficile de passer l'entrée de la fac les mains vides, quelques personnes ont eu la bonne idée de se balader avec une feuille annonçant "a voté".
Mais également quelques faits sont venus rythmer cette journée.

Tout d'abord il semblerait qu'un militant de l'association Hippocampe (très proche de l'Unef) ait été agressé alors que ce dernier distribuait des tracts devant la fac. Il existe plusieurs versions mais d'après ce qui se disait, la Corpo serait impliqué dans l'affaire.
Nous avons pu ensuite voir débarquer des militants de Sos Racisme au sein même de la fac dans le but de se rejoindre avec l'Unef sur une position commune et de prôner la non-violence (chose que l'on peut très bien condamner sans pour autant être militant de telle ou telle organisation).

Au cours de la journée, nous aurons pu noter un nombre assez important de militants Unef n'étant pas pour la plupart de Lyon III. Il est en effet une tradition pour le syndicat de gauche de recevoir une aide assez conséquente de la part de leur Bureau National, Lyon 3 est tout un symbole et donc un ordre de bataille primordial.

Les nouveaux cette année sont les parachutés de la Confédération Etudiante (Cé) qui n'ont pas lésinés sur les moyens pour percer les mystères de notre fac. Tractages importants un mois avant les élections, autocollants sur tout support, affichage sauvage à la sortie des amphis, bref tous les moyens étaient peut-être bons pour s'imposer comme un renouveau. Même avec un poil de démagogie en nommant leur liste "Riposte face à l'extrême droite".
Sachez que les personnes de la Cé que vous avez pu voir ont une moyenne d'age assez élevée, et les étudiants ne sont pas de Lyon III. Une rumeur persistante affirmerait que leurs listes seraient bidons, les militants Cé inscrits sont en réalité des taupes de Paris qui se seraient inscrites cet été sans jamais avoir mis les pieds dans notre fac.
Il suffisait d'ailleurs de les voir partir peu après 18 heures en direction de la gare avec des sacs de voyages pour s'en convaincre.

D'après nos informations, le syndicat des jeunes de la CFDT n'aura aucun élu chez nous, dommage !

La CéFDT s'en va


Pour finir, un tract assez amusant aura circulé pendant un bon moment (notre photo en haut de l'article) rappelant les intentions de l'Unef en Avril dernier. Evidemment le syndicat de gauche aura vite couru chercher la sécurité, criant à la diffamation, et menaçant par un procès l'auteur de ce tract choc.

Pour réagir à cela, et à l'agression du matin même, l'Unef aura "négocié" avec d'autres syndicats étudiants afin d'éditer un tract unitaire à la va-vite.
Nous vous laissons le plaisir de découvrir le nom de ces organisations, d’autres comme l’Uni, n’ont pas trouvé indispensable le fait de se servir de ce genre de chose pour apposer leur logo aux cotés de Sud.

Cliquez pour agrandir

A cela nous ajouterons le nombre impressionnant de bulletins comptabilisés comme nuls. Plusieurs confusions semblent en être la cause dans le bureau de vote de la cafeteria de la manufacture.
On retrouve dans certaines circonscriptions un taux record de 20% nul.

[Edit] Les résultats sont les suivants (cliquez pour agrandir)

mardi 7 novembre 2006

Etat des lieux à une semaine des élections

Les élections aux conseils centraux de Lyon III approchent, et ça se fait sentir. Un simple passage par la rue Rollet suffit pour confirmer cela, voici un bref aperçu de ce que nous avons pu constater.


- La Cé (confédération étudiante), nouvelle invitée à Lyon III cherche à se montrer de plus en plus en misant sur des tractages massifs en se faisant aider par leur bureau national. Car d'après nos informations, seules deux personnes seraient réellement étudiants dans notre fac en étant à la Cé.
Le syndicat créé par la CFDT de François Chérèque cherche à s'imposer en jouant sur la pseudo-nouveautée de leur présence. N'oublions pas que la Cé a été fondée suite au départ d'une partie d'une tendance minoritaire de l'UNEF, la Tendance syndicale (TS).



- L'Unef dont la réputation n'est presque plus à faire, a été surprise en train d'organiser un vote à leur sauce sur la rue Rollet.
Pas de vérification de carte étudiante ni d'isoloir, n'importe qui pouvait prendre part au scrutin concernant le "oui à la compensation". Un vote non représentatif bien étrange, l'Unef aurait pu défendre ce thème dans les differents Conseils, enfin bon.
Ajoutons à cela les diverses actions honteuses comme les interventions en amphis pendant des cours ou encore la récente annulation des élections du Crous (voir notre article).
Nous vous invitons également à prendre connaissance de leur nouvelle campagne, où leur affiche est très représentative du taux de motivation et de démagogie qui règne dans le "syndicat de TOUS les étudiants".
Nous ne sommes décidemment pas tous du même monde...



A cela s'ajoute les batailles d'affiches interposées.
La Cé ayant organisé un collage sur la rue Rollet, l'Unef n'était visiblement pas content et s'est empressé de coller leur sauce par dessus, ce qui n'a pas plu aux prétendus apolitiques (sic) de la Corpo qui ont eu l'idée originale d'entrer dans le mouvement en collant des affiches vierges (un symbole?).
Cette course s’est terminée par un passage des services techniques de la fac.



Les élections auront lieu le Mardi 14 Novembre.
Les lieux de vote seront les suivants :

Manufacture des Tabacs : cafétéria.
15 Quais Claude Bernard : atrium
Rue Chevreul : salle D, bâtiment Athéna
CEUBA : salle Roubier.

mercredi 18 octobre 2006

Les élections du Crous annulées à Lyon.


C'est sans grande surprise que le Tribunal Administratif a prononcé l’annulation des Élections des représentants étudiants au CA du CROUS de Lyon qui s’étaient déroulées le mardi 21 mars 2006.
En outre, le syndicat UNEF (demandeur de cette annulation) s'est vu accordé 800 Euros à titre de dommages et intérêts qu'elle utilisera, nous en sommes certains, pour financer cette nouvelle campagne dont la date sera communiquée prochainement. Cette aberration intervient alors que ces élections s'étaient tenues pendant les manifestations contre le CPE organisées par l'UNEF et dont le contrôle leur avait échappé.
Conscient que l'affaire était perdue d'avance, le syndicat avait présenté ses listes tout en maintenant au blocage des facs qu'elle organisait et en appellant au boycott des scrutins. Des urnes avaient même été volées par des personnes proches de l'UNEF selon des sources sûres.

En obtenant l'annulation des élections du Crous, l'UNEF propose une nouvelle donne qui leur coûtera sans doutes des sièges au profit d'organisations jusqu’alors peu présentes sur Lyon.
Elle oublie volontairement de préciser le coût financier et humain que va occasionner ces nouveaux scrutins pendant que des dossiers d'obtention de bourse sont encore empilés sur les bureaux pour un grand nombre d’étudiants.

A noter : le syndicat de gauche avait alors obtenu deux élus au lieu des cinq en 2004.
Les subventions accordées par le ministère de l'Education Nationale se font en fonction du nombre d'élus étudiants, l'UNEF touche 426000 Euros par an (non distribués au étudiants, fallait pas rêver là).


Voir aussi nos articles du 28 Avril et du 01 Juin 2006.

jeudi 12 octobre 2006

La Confédération Etudiante à Lyon 3

La Confédération Etudiante, le syndicat de la très agée Julie Coudry, était à Lyon III rue Rollet mardi 10 Octobre pour un tractage très efficace si l'on en juge ces photos.



Saluons le courage des étudiants qui n'ont pas hesité à faire ce geste spontané.

jeudi 5 octobre 2006

Ça rame sévère pour certains

La pseudo agitation au loin d'un concert n'aura pas deplacé les foules.

Hier mercredi 4 Octobre avait en effet lieu à Lyon un évènement assez particulier. Notre cher syndicat "étudiant" Unef avait eu l'idée ingénieuse d'organiser un "concert-débat" sur le thème très original de la précarité dans la jeunesse. Croyant poursuivre la lancée contre le CPE du semestre dernier dont elle n'avait finalement eu aucun contrôle grace à leurs camarades d'extrême-gauche, elle a tenté une fois de plus d'agiter de fausses idées pour faire parler d'elle.
En s'alliant encore une fois à la CGT de Bernard Thibault, l'idole des futurs grévistes professionnels Bruno Julliard à montré que l'Unef n'a jamais été apolitique, comme elle ose se présenter face à l'étudiant fraichement débarqué pour recevoir la fameuse adhésion de 20 Euros.

Alors quoi de neuf ? Sans surprise notre leader charismatique qui n'a jamais travaillé de sa vie (il est bon de le rappeller) s'est inquieté d'une éventuelle mise en place d'une sélection à l'entrée des Universités dont un récent sondage affirme que 61% des Français sont favorables à cette disposition, dont 56 % des 18-24 ans (TNS Sofrès).
A ce sujet, Olivier Vial pour l'Uni semble plus en phase avec la réalité :
« Il faut se poser la question de savoir quelle sélection il est souhaitable de défendre : une sélection sauvage et anarchique comme celle qui existe actuellement à l’université, basée sur l’échec, ou une sélection organisée, transparente comme c’est le cas dans les écoles, les IUT, ou les BTS et qui assure des débouchés plus sûrs à leurs diplômés ? »


Bref, ce concert-débat n'aura rassemblé qu'à peine 60 étudiants dont beaucoup sont des membres de l'Unef exclusivement, c'est sûr le débat a dû être enrichissant.

De plus, si l'Unef ne cesse de critiquer les fonds alloués à l'Education (qui sont plus qu'honorable dans un pays ayant une dette de 1200 Milliards d'Euros), nous leur recommandons d'utiliser leur subventions ainsi que l'argent des cotisations à 20 Euros par membre dans le but d'aider directement les étudiants en difficulté plutôt que de depenser inutilement.
A part faire passer notre fac de Lyon III pour une université de fachos, le travail de l'Unef se résume plus que jamais à des conflits d'interêts entre adhérents.
Nous saluons d'ailleurs Hélène Pasquier, ex-présidente de l'Unef-Lyon, qui a été remerciée de ses fonctions pour avoir échoué à Lyon III lors de la mobilisation contre le CPE (rappellez-vous, pas de blocages à Lyon III)

Si l'Unef aidait réellement les étudiants, ça se saurait depuis longtemps.

dimanche 24 septembre 2006

Rentrée studieuse ... sauf pour l'Unef Lyon

L'été étant terminé, de nombreux nouveaux étudiants arrivent à Lyon 3 pour leur première année et avec un minimum d'observation ces derniers seront, nous en sommes sûr, assez amusés par les pratiques de certains.

Comme tous les ans, le carnaval organisé par l'Unef le jour des inscriptions afin de soutirer 20 Euros pour se rallier au "mouvement" aura bien eu lieu.
En effet, le soi-disant "syndicat de tous les étudiants" organise des tactiques douteuses et lamentables, se présentant comme la roue de secours étudiante par défaut au nouvel étudiant et surtout au fameux carnet de chèques des parents.
Nous savons tous qu'il est très facile de s'affirmer à gauche, l'argumentation n'étant pas très difficile à retenir pour la simple raison qu'il n'y en a pas.
Dites simplement que Lyon 3 est une fac négationniste qui abrite bon nombre de fachos et que vous êtes evidemment là pour voler au secours du pauvre étudiant toute l'année, et le tour est joué.

Que se passera-il ensuite ?
Et bien comme ce collègue étudiant qui a depensé ces 20 Euros l'année dernière, vous aurez sans doutes le privilège qu'un "responsable" vous appelle un soir sur votre portable pour vous demander bien gentiment de venir un peu plus tôt à la fac demain pour distribuer des tracts annoncant par exemple l'augmentation de 1,85% du prix du ticket RU. Il est vrai que payer 0.05€ en plus face à une cotisation de 20 Euros ça le fait pas trop.
Enfin bref, cela sera un des nombreux avantages de cotiser à l'Unef.

Le nouvel étudiant fraîchement arrivé à Lyon ira ensuite se promener dans notre belle ville, et contemplera le désastre dans certaines rues ou les affiches placardées sauvagement agressent le piéton lambda.
Dernière en date la venue de la superstar apolitique Bruno Julliard qui tiendra dans quelques jours à Lyon une sorte de comédie musicale nommée "Génération Solidaire" (comme quoi les précaires font rentrer des sous à l'Unef) et avec un special-guest surprise, le très CGTiste Bernard Thibault. Où comment faire glisser pas-à-pas l'étudiant vers le statut de futur gréviste professionnel, qui on le sait, a fait des émules en Avril dernier.

Bref, on se demande pourquoi il y a autant de torchons de gauche et d'extrême-gauche collés sur les murs et même sur des vitrines, la Mairie quant à elle semble fermer les yeux sur ces pratiques hors-la-loi d'affichage sauvage (mais ça c'est une autre histoire).


-Dans un souci pratique pour nos militants "en lutte" de gauche, nous les invitons à se diriger sur ce lien où est indiqué les lieux où se trouvent des emplacements pour affichage.
"Le contrevenant est passible d'une amende administrative ainsi que de poursuites pénales. La Police Municipale et la Police Nationale sont habilitées à verbaliser ce type d'infraction." -

Nous n'irons pas dans les détails en ce qui concerne les conflits d'intérêts L'Huillier/Souveton au sein de l'Unef Lyon 3 (sanctions sur l'ancien dirigeant portant sur des histoires assez niaises de site internet que personne ne consulte, ceci n'est qu'un extrait) mais tout ceci n'est qu'un résumé non exhaustif de ce qui se fait de mieux à Lyon III. Si ça continue comme ça on va bientôt pouvoir faire la même chose avec la Corpo ...

Bonne rentrée !

dimanche 16 juillet 2006

La LMDE une fois de plus detournée


Un Comité des mouvements de jeunesse pour peser en 2007 , par Véronique SOULE

Le principal syndicat étudiant Unef, la mutuelle LMDE et l'organisation lycéenne UNL ont décidé de créer un Comité des mouvements de jeunesse afin de peser davantage dans le débat public. L'idée a été lancée à l'issue des assises du mouvement étudiant qui se sont tenu vendredi à Paris. Il s'agissait de faire le point deux mois et demi après la victoire dans la crise du CPE (contrat première embauche) et de lui donner une suite. «Il y avait une forte demande pour ne pas laisser tomber, assure Bruno Julliard, président de l'Unef. Il faut également nous préparer à peser dans le débat électoral de 2007.» Le Comité pourrait demander à siéger au Conseil économique et social et faire des propositions sur l'insertion professionnelle ou les jeunes non scolarisés. Il est ouvert à d'autres, notamment la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne).

Source : Libération du Samedi 1er juillet 2006


Nous pouvons une nouvelle fois ici nous interroger sur ce que vient faire la sécurité sociale étudiante publique -la LMDE- dans ce club de la pensée unique.
En effet, quel est l’intérêt pour cette dernière de participer activement à ce rapprochement douteux avec l’UNEF et l’UNL alors qu’on lui demande simplement de faire son travail, à savoir rembourser les étudiants malades.
Il serait bon de rappeler que la LMDE est contrôlée à 100% par l’UNEF (voir notre article). Il est donc déplorable et lamentable que la main basse faite par cette organisation « étudiante » se fasse dans un but idéologique et donc extrémiste.
Nous nous rapprochons petit à petit d’un dossier MNEF bis.
Par ailleurs la création de ce Comité montre une fois de plus la volonté d’imposer ses opinions comme vérité générale.
Dans le bénéfice du doute et dans votre intérêt, nous vous conseillons de ne pas choisir la LMDE, sauf si vous cautionnez Julliard et ses potes.

vendredi 23 juin 2006

François non plus n'aime pas les riches !

Encore un bel exemple, parmi tant d'autres, de ce qu'est la gauche française et encore plus grave quand il s'agit d'un responsable d'un parti tel que le PS et que cette personne se nomme Francois Hollande.



Il est très fréquent qu'une personne de gauche soit contradictoire avec elle même, bon nombre d'exemples existent sur ce blog par exemple, et c'est donc avec un minimum de recherche qu'après avoir appris que Hollande n'aime pas les riches, on tombe sur cela :

SOCIETE CIVILE LA SAPINIERE
RCS Paris D 377 552 955

Gérant : M. HOLLANDE Francois

Gérant : Mme ROYAL Marie-Segolene

Siège social : 28 Avenue Duquesne 75007 PARIS 07

SIRET : 37755295500025

Forme juridique : Société civile immobilière

Capital social : 914.694,01 EURO

Code activité : 702C - Location d'autres biens immobiliers



On peut se demander comment se fait-il qu'une personne possédant une societé dans l'immobilier avec un capital de près d'un million d'Euros puisse se présenter contre ce qu'il semble être. Le couple Hollande serait-il dans un business de fluctuation immobilière ?
Peut-on par ailleurs ne pas se considerer comme "riche" en possédant un capital de 1M€ ?

Et puis pendant qu'on y est, pourquoi ne pas garder le prénom Marie-Segolene en entier, même Marie tout court, ça fait moins médiatique ?


Sources : vidéo ici, et societe.com

mercredi 21 juin 2006

Être de droite, un tabou bien français


Qui, en France, ose dire aujourd'hui : " Je suis de droite " ? Quel artiste ? Quel journaliste ? Quel enseignant ? Quel fonctionnaire ? S'affirmer de droite dans un pays, pourtant majoritairement... de droite, expose au risque d'être taxé de " réac ", voire de " facho " dans le monde de la culture, dans les salles de rédaction, à l'Education nationale, dans la fonction publique et la plupart des entreprises où il est de bon ton et plus payant de revendiquer son appartenance à la gauche. " Etre de droite " demeure dans de nombreux cas une maladie honteuse. Eric Brunet, journaliste à France 3 et auteur de plusieurs ouvrages dont La Bêtise administrative et 60 millions de cobayes, a voulu briser l'omertà et décrypter les codes, les hypocrisies et les mythes d'un tabou très français. Il a poussé la porte des " lieux interdits à la droite ". Il a rencontré des " clandestins idéologiques " qui ont été mis à l'écart pour leurs opinions politiques, jusqu'à voir leur vie sociale et parfois privée brisée parce qu'ils n'étaient pas de gauche. Un voyage paradoxal et stupéfiant dans une France bloquée et sectaire.



Belle analyse d'une France engluée dans un gauchisme de masse très "tendance", ce livre montre remarquablement bien un certain totalitarisme de la pensée-unique imposée par la gauche. Au lendemain de ce que certains appellent la "crise du CPE", l'auteur nous montre et nous démontre pourquoi et comment la France reste bloquée face à tout changement nécessaire soit-il, pourquoi le syndicalisme français dérive de sa vocation, pourquoi s'affirmer de gauche voir d'extrême-gauche est à la mode, pourquoi cette gauche manie la démagogie avec brio ou encore pourquoi ne faut-il pas s'affirmer de droite dans le monde du travail...

« Etre de droite-Un tabou français » de Eric Brunet chez Albin Michel, 18 euros

jeudi 1 juin 2006

La chute de l'Unef

Révisions, partiels ... Nous sommes toujours là avec cette fois les élections des représentants étudiants au conseil d'administration du Conseil National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) qui viennent de se terminer.

Et c'est sans surprise que l'Unef paye son attitude immature et irresponsable qui l'a caracterisé comme nous avons pu le voir par exemple durant sa campagne « anti-CPE » et les blocages d'universités.
Elle perd donc 3 élus nationaux et plus de 50 % de ses suffrages. Avec un peu moins de 23 % des voix, elle est désormais talonnée par l'UNI et PDE. On retrouve désormais la FAGE en tête.

En passant de 5 à 2 élus sur les 8 au total, l'Unef se plaint sur son site internet de perdre 120 000 Euros de subventions (les subventions accordées par le ministère de l'Education Nationale sont imparties en fonction du nombre d'élus étudiants, l'unef a touché 426000 euros l'an dernier)

Nous avons largement évoqué le cas de l'Unef sur ces élections dans notre article du 28 Avril par exemple.
Pour pousser plus loin, il est assez touchant de lire la réaction de l'Unef façe à ce résultat sans appel. Petit extrait :


Elections au CNOUS : la parodie de démocratie continue (31.05.06)


Dans une atmosphère surréaliste
, alors que tout le monde s’accorde pourtant sur la non-représentativité de ce scrutin, ont été proclamés hier les résultats des élections des représentants étudiants au CNOUS.

Les résultats des élections au CNOUS sont la conséquence mathématique des élections au CROUS, auxquelles l’UNEF avait refusé de participer.


Il ne faudrait pas oublier que l'Unef est le principal responsable de cette atmosphère "surréaliste" et que "tout le monde" signifie en réalité l'Unef et ses potes.
Saluons ici le bel exemple de ce que montre ce syndicat qui avoue ici une fois de plus un comportement dédaigneux dans un but de recherche de suprématie pour imposer sa vision des choses.



Résultat des élections (cliquez pour agrandir)
Source : site du Cnous

dimanche 14 mai 2006

Et n'oublions pas la MNEF


Beaucoup de nouveaux étudiants entrés à l'Université cette année ne connaissent pas ce qu'a été la MNEF.
Il serait donc bon ici de rappeller ici les détails de ce dossier pour les récents inscrits, ou pour ceux qui auraient déja oublié.

La MNEF (Mutuelle nationale des étudiants de France) fût créée en 1948, pour gérer l'entrée des étudiants dans un système de sécurité sociale propre qui vennait d'être créé. Elle a été créé à l'initiative et avec le total soutien de l'UNEF, qui gérera la mutuelle pendant un quart de siècle, et qui sera dissoute en 2000 suite à des dérives de gestion très graves.

On appellera ce dossier le "scandale de la MNEF". En effet la MNEF fut utilisée à des fins de financement occulte de partis politiques, de corruption et d'emplois fictifs avec la collaboration de cadres du Parti Socialiste.

Le procès s'est ouvert le 1er Mars 2006 à Paris, pendant la "crise du CPE". On se demandera presque si l'UNEF avait attendu cette date pour lancer le mouvement contre-CPE afin que l'on en parle le moins possible.

Parmis les prévenus, on retrouve Olivier Spithakis (photo plus bas), ancien directeur général de la mutuelle étudiante de 1983 à 1996 et ex-militant trotskiste lambertiste, le deputé PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, l'ancienne conseillère en communication de Jospin, Marie-France Lavarini, ainsi que plusieurs figures de l'UNEF-ID et du mouvement social étudiant des années 1980 et 1990.

Le scandale de la MNEF est l'aboutissement de toute une série de combats politiques occultes visant à s'assurer la suprématie sur l'UNEF-ID (indépendante et démocratique) et la mainmise sur le trésor de guerre que représentait la mutuelle. Ils avaient ainsi opposé entre elles les rocardiens, les mitterrandistes et surtout les trotskistes - Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et Organisation communiste internationale (OCI).

Dans les années 1980, le nombre d'étudiants avait explosé et, avec lui, les dotations de la Caisse nationale d'assurance-maladie aux mutuelles qui avaient reçu délégation de gérer la Sécurité sociale étudiante. L'UNEF-ID fut ainsi un allié indispensable pour la MNEF.

En échange, la MNEF servit de réservoir politique sous forme notamment de nominations au conseil d'administration de la mutuelle. Ainsi , sur la liste des personnes payées par la MNEF - donc sur fonds publics dans des emplois qualifiés de fictifs et évalués par la police pour la période en cause à 15 millions de francs - figure donc le ban et l'arrière-ban de ce qui fut appelé la génération Mitterrand.

Parallèlement, la MNEF n'hésita pas à reprendre les méthodes qu'elle dénonçait chez ses adversaires libéraux et créait des "filiales" et de "holdings".

La corruption se faisait à travers la rémunération de dirigeants de SOS-Racisme, de permanents syndicaux FO, du président de l'UNEF-ID, d'une assistante parlementaire ou encore d'un membre officieux d'un cabinet ministériel.
Les dérives sont nombreuses et les cotisations des étudiants servent aussi à dispenser des prodigalités aux proches des dirigeants ou pour assouvir des passions personnelles comme les chevaux de course.

La MNEF comptait 677 000 étudiants affiliés, et gérait 1,16 milliard de francs de prestations liées au régime obligatoire de la "Sécu".


Réactions diverses

«Les pouvoirs publics nous ont demandé de monter des opérations pour leur compte alors que cela ne relevait absolument pas de nos prérogatives.»
Olivier Spithakis (photo à droite)

«Je démens catégoriquement ces allégations».
Dominique Strauss-Kahn, alors futur ex-ministre de l'Economie et des finances

Il n'y a «aucun financement croisé» entre le PS et la MNEF
François Hollande, premier secrétaire du PS

Seul commentaire de l'entourage du Premier ministre à l'issue du tête-à-tête Jospin - Strauss-Kahn : «On ne vous dira rien.»
Libération du 1er novembre 1999

"Le rapport de la Cour des comptes sur la MNEF
Le cas du directeur général, Olivier Spithakis, est également abordé. Ce dernier perçoit un traitement de 697 230 francs annuels (+ 19 % en cinq ans) et 130 000 francs de frais de déplacement.
Une clause de son contrat l'autorise de surcroît à "exercer toute autre activité sans limite et sans avoir à en rendre compte". Correspondant à des rémunérations dans des filiales ou des mutuelles soeurs, mais aussi à des activités personnelles dans l'immobilier, elle lui a permis d'augmenter ses émoluments d'un peu plus de 30 %."
Le Monde du 23 septembre 1998

"Nous rémunérions, par exemple, David Rousset, actuel numéro deux de la MNEF, pour le suivi du partenariat entre notre mutuelle et l'UNEF."
Olivier Spithakis, entretien dans Le Monde du 24 mai 1999


La relève de la MNEF : la LMDE

Suite à cela, la LMDE (La Mutuelle Des Étudiants) est créée par l'arrêté du 28 avril 2000, qui lui confére le droit de gérer la sécurité sociale étudiante sur tout le territoire français.
C'est celle-ci qui est proposée aux étudiants en remplaçement à la MNEF, dirigée entre autres par une ex-équipe ayant travaillé dans cette dernière.

Comme toute mutuelle, elle possède une Assemblée Générale où siègent plus de 200 délégués élus par les adhérents, les éléctions de ces délégués ont lieu tous les 3 ans par correspondance.

A l'heure actuelle, l'ensemble des délégués à l'AG et des administrateurs sont issus des listes UNEF. Les élus des listes K RIB'IN PROGRESS (Guyane & Guadeloupe) n'ayant pas souhaité siéger à l'AG et ayant donc démissionné, et les élus AFGES et FEDEB ont démissionné à la suite de l'AG de Montpellier en juin 2005.

L'Unef est donc representée à presque 100% lui laissant donc le monopole de la LMDE et le plaisir de faire appliquer les décisions qu'elle désire sans contradictions.
Je vous invite à lire le communiqué de l'AFGES et FEDEB en cliquant dessus.

Esperons que nous ne serons pas étonnés dans quelques années si de nouvelles dérives visant à détourner l'argent des étudiants se réalisent.


extrait du résultat des élections de 2005
consultable entièrement ici


Pour ceux qui souhaitent d'avantage s'informer sur ce dossier, je les invite à prendre connaissance du rapport de la comission d'enquête sur la MNEF publiée sur le site de l'Assemblée Nationale cliquez ici



Sources : Rapport de la commission d'enquête, Wikipedia, Libération, Le Monde, ce site, site de la LMDE, résultats des élections 2005, article sur le procès du 1er Mars 2006 ...

dimanche 7 mai 2006

Parlottes autour du CPE à la radio

Voilà de quoi se reposer entre la relecture de quelques cours.
Le 20 Mars dernier, l'émission de libre antenne "Maurice Radio Libre" avait pour thème le Contrat Première Embauche, puis rapidement le débat en est arrivé aux dérives de ce mouvement anti-CPE. Les interlocuteurs n'étaient autre que des auditeurs avec leurs propres opinions.

Par ici pour écouter.
Attention le Real Player est necessaire (gratuit
ici)

vendredi 28 avril 2006

Viens à l'UNEF, la vie est belle

Imaginons un pays où un syndicat étudiant, dont la réputation pour avoir de nombreux liens avec l'extrême-gauche n'est plus à faire, essaye d'organiser une nouvelle campagne.
Il s'agirait d'organiser des blocages de fac dans le maximum de villes par une vingtaine de sympatisants à chaque fois, pour montrer un certain désaccord avec le pouvoir en place.
Mais vo
ilà, en cette même période se déroule les élections du Crous.

Le problème se pose donc : comment les étudiants pourront-ils voter dans des établissements bloqués ?

Peu-importe, l'Unef continue sur sa lancée sous les ordres du très socialiste Bruno Julliard (qui rappellons-le, est président du MJS, departement 43).
L'UNEF appelle donc à boycotter ces élections, tout en y presentant des candidats.
De plus, et avec l'actualité du CPE, l'Unef n'a pas prit le temps de faire sa campagne éléctorale, c'était donc perdu d'avance.
Résultat : notre syndicat préferé aurait perdu 3 ou 4 élus, ce qui
représente 120 000 ou 170 000 euros de subventions en moins (les subventions accordées par le ministère de l'Education Nationale sont accordées en fonction du nombre d'élus étudiants, l'unef touche 426000 euros par an).
Mais devant l
e refus du ministère d'annuler les élections, et devant la défaite cuisante qui s'annonçait, il fallait bien trouver une manière d'empêcher le scrutin d'avoir lieu.

Dans de nombreuses villes de France, dont Lyon, on a constaté que des urnes ont tout simplement été volées tout comme
des listes d'émargements.
Il y a même une ville où 400 bulletins de vote retirés d'une urne volée ont été brûlé. Ces urnes auraient été volées par des sympatisants de l'unef, eux seuls ayant un bon pretexte à vouloir tout faire pour que ces élections ne se déroulent pas correctement.

Certes, ces élections se sont déroulées dans des "conditions anti-democratique", mais quand on voit que le principal responsable (des blocages et des vols) est encore une fois l'UNEF, on peut se demander si ce syndicat étudiant n'aurait pas de plus en plus de penchants pour la mauvaise foi et l'extremisme




Dans un courrier adressé jeudi (13/04) au ministre, les quatre principales fédérations syndicales de l'Education (FSU, SGEN-CFDT, UNSA, FERC-CGT) demandent l'annulation des élections des représentants étudiants aux CROUS, qui se sont tenues fin mars, et l'organisation d'un nouveau scrutin. Selon les quatre fédérations, "le scrutin a été largement faussé par les difficultés d'organisation de ces élections", et "le report aurait été une décision juste et logique". Ces élections ont été remportées par la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), suivie de l'UNI (droite universitaire), au détriment de l'UNEF.

-Le nouvel observateur


L’UNEF, principal syndicat étudiant dans la lutte contre le CPE a été victime du maintien des élections aux CROUS dans des conditions anti-démocratiques. Nous demandons bien naturellement de revenir sur ces éléctions pour qu’elles soient de nouveau organisées, avec l’assurance qu’elles se passent dans des conditions sereines. Le Mouvement des jeunes socialistes a receuillis des témoignages douloureux de jeunes, sans casiers judiciaires, écopant de la prison ferme. Par conséquent, nous demandons à Jacques Chirac d’amnistier l’ensemble des manifestants engagés dans la lutte contre le CPE.
-Site du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS)

En bonus, nous vous offrons une vidéo inédite de propagande du MJS en vacances, ou quand la gauche caviar veut montrer ce qu'elle n'est pas.


mercredi 26 avril 2006

Être leader révolutionnaire à Lyon III

Pour devenir leader révolutionnaire anti liberalisme, capitalisme, CPE, CNE, LEC etc ... rien de plus simple.
Nous vous proposons une formation rapide.

Il suffit simplement d'être contre tout, principalement contre la societé actuelle, de s'habiller tel un taliban en exil, et d'organiser des actions entre camarades pour se prétendre au dessus de tout.

Après cela, rien de plus simple. Denis te guidera sur le chemin de la rebellyon en te proposant un gateau et une bière, et en t'invitant à la tribune des AG, pour finir par un formulaire à remplir moyennant quelques euros pour militer à la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Si tu as vraiment l'âme d'un extremiste de gauche, tu te retrouveras sur le terrain en croyant servir la cause du peuple en toute legitimité.
Tu passeras peut-être même à la télé, et ça, c'est la grande classe.

A toi de caler ton discours sur celui de Denis, notre grand Maître à tous, que tu peux contempler sur la video suivante.


samedi 22 avril 2006

Ce que nous avons évité.

Lyon III a eu de la chance. Lyon II beaucoup moins tout comme l'Université Grenoble II Pierre Mendès France.
Des dégats chiffrés en millions d'euros, qui seront sans doutes répercutés sur les prochains frais d'inscriptions : c'est encore une fois l'étudiant honnête qui va payer à cause de blocages lancés par l'Unef et ses relations avec l'extreme-gauche anarchiste.

Nous pouvons déjà remercier vivement l'équipe de securité de Lyon III qui a permis de repousser toutes tentatives d'occupation par des gens qui se croient au dessus de tout et principalement des lois. Equipe de securité moult fois critiquée pour leur travail par le comité de "mobilisation" allant jusqu'à les traiter de "milice nazie".
A croire que pour ne pas se faire critiquer par ceux là, il faut porter la faucille et le marteau autour du cou.

Maintenant d'autres n'ont pas eu la chance d'être à Lyon 3, nous vous proposons donc une vision assez représentative du résultat de l'occupation de Grenoble II Pierre Mendès France.







Retrouvez d'autres photos ici ou

jeudi 20 avril 2006

On prend les mêmes et on recommence

Malgré la réduction des effectifs du "comité" , ce dernier nous propose une AG aujourd'hui jeudi à 12h à la manufacture, annoncée comme "massive" d'apres les tracts distribués.

Encore une fois, nos chèrs amis parlent au nom de Lyon III tout entier alors qu'ils ne sont plus qu'une vingtaine à essayer de voir midi à quatorze heure.

Nous aurons donc droit à un compte rendu de leur coordination-barbecue qui a eu lieu à Nancy.
Si toutefois tu tiens à lire par toi même ce qui à pu se passer, nous te conseillons de te rendre sur ce site-torchon (avant qu'il ne disparaisse) et de lire que par exemple, l'alcool à été interdit en amphi pendant les AG, ou qu'ils demandent le retrait d'une dizaine de loi, sans compter la régularisation des sans-papiers et (évidemment) la démission du gouvernement.

Nous t'invitons donc à venir "massivement" à cette AG, si toutefois tu n'as pas cours ou que tu peux te permettre de ne pas y aller (comme notre comité), et n'hésite pas à prendre part au "débat" (même si ce mot ne convient que très peu).

Par ailleurs et pour notre plus grand plaisir, notre "comité" organise un "laboratoire de productions artistiques" en collaboration avec les "étudiants" des Beaux Arts de mecredi à vendredi dans la cours sud.
Ca fait beaucoup de mots entre guillemets...

Voici un extrait très représentatif.

Ce blog est totalement indépendant de l'administration de Lyon III et ne reflète en aucun cas de quelconques prises de position de cette Université.