mercredi 18 octobre 2006

Les élections du Crous annulées à Lyon.


C'est sans grande surprise que le Tribunal Administratif a prononcé l’annulation des Élections des représentants étudiants au CA du CROUS de Lyon qui s’étaient déroulées le mardi 21 mars 2006.
En outre, le syndicat UNEF (demandeur de cette annulation) s'est vu accordé 800 Euros à titre de dommages et intérêts qu'elle utilisera, nous en sommes certains, pour financer cette nouvelle campagne dont la date sera communiquée prochainement. Cette aberration intervient alors que ces élections s'étaient tenues pendant les manifestations contre le CPE organisées par l'UNEF et dont le contrôle leur avait échappé.
Conscient que l'affaire était perdue d'avance, le syndicat avait présenté ses listes tout en maintenant au blocage des facs qu'elle organisait et en appellant au boycott des scrutins. Des urnes avaient même été volées par des personnes proches de l'UNEF selon des sources sûres.

En obtenant l'annulation des élections du Crous, l'UNEF propose une nouvelle donne qui leur coûtera sans doutes des sièges au profit d'organisations jusqu’alors peu présentes sur Lyon.
Elle oublie volontairement de préciser le coût financier et humain que va occasionner ces nouveaux scrutins pendant que des dossiers d'obtention de bourse sont encore empilés sur les bureaux pour un grand nombre d’étudiants.

A noter : le syndicat de gauche avait alors obtenu deux élus au lieu des cinq en 2004.
Les subventions accordées par le ministère de l'Education Nationale se font en fonction du nombre d'élus étudiants, l'UNEF touche 426000 Euros par an (non distribués au étudiants, fallait pas rêver là).


Voir aussi nos articles du 28 Avril et du 01 Juin 2006.

jeudi 12 octobre 2006

La Confédération Etudiante à Lyon 3

La Confédération Etudiante, le syndicat de la très agée Julie Coudry, était à Lyon III rue Rollet mardi 10 Octobre pour un tractage très efficace si l'on en juge ces photos.



Saluons le courage des étudiants qui n'ont pas hesité à faire ce geste spontané.

jeudi 5 octobre 2006

Ça rame sévère pour certains

La pseudo agitation au loin d'un concert n'aura pas deplacé les foules.

Hier mercredi 4 Octobre avait en effet lieu à Lyon un évènement assez particulier. Notre cher syndicat "étudiant" Unef avait eu l'idée ingénieuse d'organiser un "concert-débat" sur le thème très original de la précarité dans la jeunesse. Croyant poursuivre la lancée contre le CPE du semestre dernier dont elle n'avait finalement eu aucun contrôle grace à leurs camarades d'extrême-gauche, elle a tenté une fois de plus d'agiter de fausses idées pour faire parler d'elle.
En s'alliant encore une fois à la CGT de Bernard Thibault, l'idole des futurs grévistes professionnels Bruno Julliard à montré que l'Unef n'a jamais été apolitique, comme elle ose se présenter face à l'étudiant fraichement débarqué pour recevoir la fameuse adhésion de 20 Euros.

Alors quoi de neuf ? Sans surprise notre leader charismatique qui n'a jamais travaillé de sa vie (il est bon de le rappeller) s'est inquieté d'une éventuelle mise en place d'une sélection à l'entrée des Universités dont un récent sondage affirme que 61% des Français sont favorables à cette disposition, dont 56 % des 18-24 ans (TNS Sofrès).
A ce sujet, Olivier Vial pour l'Uni semble plus en phase avec la réalité :
« Il faut se poser la question de savoir quelle sélection il est souhaitable de défendre : une sélection sauvage et anarchique comme celle qui existe actuellement à l’université, basée sur l’échec, ou une sélection organisée, transparente comme c’est le cas dans les écoles, les IUT, ou les BTS et qui assure des débouchés plus sûrs à leurs diplômés ? »


Bref, ce concert-débat n'aura rassemblé qu'à peine 60 étudiants dont beaucoup sont des membres de l'Unef exclusivement, c'est sûr le débat a dû être enrichissant.

De plus, si l'Unef ne cesse de critiquer les fonds alloués à l'Education (qui sont plus qu'honorable dans un pays ayant une dette de 1200 Milliards d'Euros), nous leur recommandons d'utiliser leur subventions ainsi que l'argent des cotisations à 20 Euros par membre dans le but d'aider directement les étudiants en difficulté plutôt que de depenser inutilement.
A part faire passer notre fac de Lyon III pour une université de fachos, le travail de l'Unef se résume plus que jamais à des conflits d'interêts entre adhérents.
Nous saluons d'ailleurs Hélène Pasquier, ex-présidente de l'Unef-Lyon, qui a été remerciée de ses fonctions pour avoir échoué à Lyon III lors de la mobilisation contre le CPE (rappellez-vous, pas de blocages à Lyon III)

Si l'Unef aidait réellement les étudiants, ça se saurait depuis longtemps.

Ce blog est totalement indépendant de l'administration de Lyon III et ne reflète en aucun cas de quelconques prises de position de cette Université.