mercredi 27 juin 2007

Autonomie des Universités : une réforme au service des étudiants.

L'autonomie des Universités est un vaste sujet qui nécessite de multiples concertations.
C'est dans un objectif d'ouverture que la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a réuni l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire (syndicats étudiants, professeurs, personnels d’encadrement, mutuelles étudiantes, direction du CNOUS…) afin de lancer officiellement la concertation sur la réforme des conditions de vie étudiante.

Dans un sondage Le Figaro-BVA du 26 juin 2007, 58% des Français sont favorables à l’autonomie des universités. Pour 35% d’entre eux, la qualité des universités françaises stagne tandis que 37% considère qu’elle se détériore. Face à ce constat, 56% de Français estime faire confiance au gouvernement pour améliorer la qualité des universités et 56% a considéré que l’autonomie permettrait une meilleure adaptation des universités face à la réalité des besoins des étudiants et des entreprises.


"Ils veulent faire cette réforme pendant les vacances pour passer en force"

Suite à cela, cette réforme se trouve face à des "cadres" de l'Unef et de la Cé, qui n'ont d'étudiants que le nom car ils ne passent pas leur temps à étudier, mais bien à analyser quelles méthodes seraient les plus profitables médiatiquement pour leurs intérêts personnels.
Rendez-vous compte, cette reforme est étudiée pendant les vacances !
Julliard et Coudry en tête, ainsi que toute la bonne conscience de gauche s'insurge face à cela : il faut bien évidemment tout geler pendant cette période de repos, et attendre, tout en prônant le statu-quo habituel. Ce n'est évidemment pas la vision du gouvernement qui s'est engagée sur ce sujet, et refuse de faire trainer un dossier comme celui-ci pour encore 1 an ou 10 ans, ceci non pas dans des intérêts personnels, mais bien dans celui des étudiants.


Face à des universités abimées, tagguées et détériorées dont l'épisode anti-CPE orchestré par ces mêmes syndicats de gauche n'y est pas pour rien, cette réforme permettrait de multiplier les ressources nécessaires au bon fonctionnement, dont on sait déjà que 45% du budget de l'Etat est alloué à l'Education.
Depuis longtemps, les présidents d’université, réunis par la conférence des présidents d’universités (CPU) se prononcent pour une réforme permettant de donner plus d’autonomie aux universités. En 2001 déjà, ils avaient organisé un colloque dont les conclusions allaient dans le sens d’une réforme. Cela n’est que peu étonnant, vu qu’ils connaissent mieux que quiconque les blocages dus à notre système centralisé.


"Les frais d'inscriptions vont augmenter"

C'est évidemment l'analyse (très pointue semble-il) de l'Unef sur l'effet de la mise en place de cette réforme. Face à cette tentative de manipulation à la sauce rouge visant à décrédibiliser une concertation pour permettre encore une fois de jouer avec les peurs, nous invitons Julliard et ses camarades à revoir leurs fiches.
Actuellement c’est l’Etat qui fixe le montant des droits d’inscription, qui reste très faible comparé aux autres pays développés. Si l’autonomie des universités sera accrue suite à la loi, ce ne sera pas le cas concernant les droits d’inscription. Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a déclaré sa volonté que la fixation des droits d’inscription restent de la responsabilité de l’Etat et ne soient pas augmentés.


Des visions très ... différentes.

Alors que le mouvement étudiant Uni se félicite de ces concertations, l'Unef dénonce comme d'habitude un "passage en force menant à une impasse", tout en montrant du doigt un projet de loi "dangereux et inacceptable pour les étudiants". Mais quels étudiants représentent-ils vraiment ?

Deux visions s'affrontent, par exemple sur la sélection, l'Unef est partisane d'une massification de l'entrée à l'Université, au détriment des diplômes.
L'Uni voit les choses d'une toute autre manière :

"En veillant à la qualité des diplômes professionnels, on ne peut que s’inquiéter quand on voit l’Université Lyon 2 proposer une licence professionnelle de clown, quel est le sérieux de la démarche de l’équipe enseignante (...)? Il faut veiller à ce que les diplômes professionnels soient évalués par des équipes enseignantes et des professionnels du secteur.
Il faut aussi faciliter l’acquisition d’une expérience professionnelle au cours de la licence et du Master. Cela passe par des stages mieux intégrés au cursus, mais aussi par une meilleure reconnaissance de l’expérience professionnelle acquise par les étudiants salariés.
Enfin, il faut aider les jeunes diplômés de l’université à s’insérer sur le marché du travail. L’université doit suivre l’exemple des grandes écoles sur le sujet, en développant notamment des réseaux d’anciens élèves, des modules de formation à la rédaction de CV."

Dans une lettre adressée au Président de la République, Julliard, se prenant pour un Ministre de la Recherche, se permet de mettre en garde Nicolas Sarkozy : "le risque d’un nouvel affrontement entre les jeunes et le gouvernement se profile inéluctablement. En l’état actuel du projet de loi et de la méthode d’adoption utilisée, ne doutez pas de notre détermination..."

Cette manie de parler de la sorte au nom des jeunes est bien trop fréquente à gauche ... pour le plus grand plaisir de la très faible extrême-gauche. Les militants d’extrême gauche sont ultra minoritaires, c’est pourquoi ils privilégient les méthodes les plus violentes pour bloquer une université. Quand on n’a pas de militants, on utilise des cadenas et des chaînes pour bloquer les étudiants.


Pour approfondir :
Autonomie des universités.com
Exemples de pays qui ont eu recours à cette réforme
Le dossier du Figaro

mercredi 20 juin 2007

Gouvernement Fillon II : une ouverture au service de la France.

Conformément à l'article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :




Jean-Louis Borloo (Parti radical) : ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagements durables.

Michèle Alliot-Marie : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales.

Bernard Kouchner (PS) : ministre des Affaires étrangères et européennes.

Christine Lagarde : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration, Intégration, Identité nationale et du Codéveloppement.

Rachida Dati : Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Michel Barnier : ministre de l'Agriculture.

Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Xavier Darcos : ministre de l'Education nationale.

Valérie Pécresse : ministre de l'Enseignement supérieur et Recherche.

Hervé Morin (Nouveau Centre) : ministre de la Défense.

Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville.

Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication

Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.


Secrétaires d'Etat :


Roger Karoutchi : secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Jean-Pierre Jouyet (PS) : secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Laurent Wauquiez : secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement.

Eric Besson (PS) : secrétaire d'Etat, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques.

Valérie Létard (Nouveau Centre) : secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, chargée de la solidarité.

Dominique Bussereau : secrétaire d'Etat aux Transports.

Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d'Etat auprès du ministre français de l'Ecologie, chargée de l'Ecologie.

Christian Estrosi : secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer.

André Santini (Nouveau Centre) : secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique.

Jean-Marie Bockel (PS) : secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères.

Hervé Novelli : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé des entreprises et du Commerce extérieur.

Fadela Amara : secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.

Alain Marleix : secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.

Rama Yade : secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.

Luc Chatel : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé de la consommation et du tourisme.

Bernard Laporte : secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux sports (après la Coupe du Monde de rugby).

Hors-gouvernement : Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté .


Le premier conseil des ministres s'est réuni mercredi 20 juin 2007 à 10 heures.

dimanche 3 juin 2007

C'est l'occasion de botter l'arrière-train de Bruno Julliard

En cette période de fin de partiels, Lyon 3 Fac Libre vous offre l'occasion inédite de venir botter le cul du syndicaliste Bruno Julliard, président de l'Unef. Profitez-en !



N'hésitez pas à poster votre score en commentaire, les meilleurs se verront offrir un splendide kit de camouflage composé d'un keffieh, d'une paire de rangers, de lacets rouges, d'un treillis ainsi qu'un livret "Comment débrayer un amphi en cinq minutes".

vendredi 1 juin 2007

53,06% : la France veut être gouvernée à droite.

Un résultat historique et une participation massive. Les urnes ont parlé, ce malgré les nombreuses tentatives de diabolisation de nos camarades de gauche (ces derniers parlent ensuite de victimisation si nous osons parler de leurs méthodes).

Suite à une campagne assez à côté de la plaque, où certains n'hésitaient pas à clamer que leur camp a vait déjà gagné (voir article précédant), le PS doit se résoudre à une troisième défaite pour cette présidentielle. Mais de toute façon, si Sarkozy est arrivé en tête, c'est grace aux médias, c'est bien connu. A toujours remettre en question un scrutin s'il ne nous est pas favorable, la gauche passe son temps à se tirer des balles dans les pieds.
Cette coalition large à gauche du "Tout sauf Sarkozy" était arrivée à point pour profiter à Marie-Ségolène Royal, il n'y avait donc pas de défaite en vue, car même François Hollande avait fait ses calculs en additionnant des pourcentages au lendemain du premier tour. En activant un peu encore les multiples comités "Anti-Sarko" déjà existants, il ne devait pas trop y avoir de problèmes. Erreur.

La candidate socialiste ira même jusqu'à prévenir le peuple : si Sarkozy est élu, il faudra s'attendre à des émeutes. Un message indirect d'appel à l'insurrection civile, et surtout un appel au vote PS ...

Bref, avec 53,06% Nicolas Sarkozy a été élu démocratiquement, ce à quoi ce bon Olivier Besancenot a de suite appelé à la "résistance".

A Lyon, des militants anarchistes et d'extrême gauche se sont retrouvés à Bellecour pour manifester leur joie de vivre. Des militants PS qui attendaient la victoire au Ninkasi et au siège local se sont également retrouvés dans les rues, en contestant le résultat de ce vote par un magnifique slogan tel que "Sarko, Facho, le peuple aura ta peau". Ces derniers se seraient par la suite dirigés en direction du pont Wilson pour essayer d'atteindre le Q-Boat avec divers projectiles, là où se déroulait la soirée de victoire organisée par l'UMP.
Par la suite, un jeune se trouvant sur le même quai se serait fait prendre à parti par plusieurs militants d'extrême gauche, en l'assommant avec une bouteille de bière, et le balançant dans le Rhône. Ce dernier a pu être pris en charge par les pompiers, rapidement arrivés sur place, tout comme les forces de l'ordre pour calmer ces rebelles sans cause.
De la même manière, une jeune fille retournant chez elle à pieds en passant non loin de Bellecour eu la surprise de se faire frapper dans le dos, en traversant une rue, par ces mêmes militants d'extrême gauche.


Ces derniers, relayés par Rebellyon, voyant là l'occasion nouvelle de nous refaire le coup du grand soir, se retrouvèrent plusieurs jours suivant le résultat de l'élection pour rassembler toutes sortes de haines, en prenant à parti tout symbole représentant l'État de près ou de loin, le capitalisme, l'ordre, le commerce etc ... Ces mêmes personnes qui viennent par la suite s'étonner que les forces de l'ordre interviennent, procèdent à des interpellations, et que des étudiants de Science-Po Lyon 2 qui manifestaient (sic) prennent pour 6 mois ferme ! Mais comme d'habitude, ils viendront nous dire qu'il est totalement inhumain d'arrêter des gens violents sur la voie publique...
Résultat, un grand nombre de vitrines cassées et/ou fissurées, des poubelles incendiées, des jets de cailloux et pavés sur des passants, les pompiers et les forces de l'ordre, des voitures saccagées et brulées, violences physiques, insultes ... etc. Beau programme !




Nous avons reçu plusieurs vidéos et après un petit montage, il nous a semblé bon de vous en faire profiter. Regardez donc comment "la gauche large" répond face à un vote.
On se demande bien si ces mêmes gens auraient fait la même chose si Royal avait remporté cette élection .

Ce blog est totalement indépendant de l'administration de Lyon III et ne reflète en aucun cas de quelconques prises de position de cette Université.