samedi 24 novembre 2007

AG mardi 27 novembre à la Manufacture : le cirque s'installe à Lyon 3.

Une Assemblée dite générale est prévue à la Manufacture des Tabacs (Lyon 3) mardi 27 Novembre à 12h, Amphi D.
Nous allons pouvoir apprécier la venue d'une tribune auto-proclamée dont le but est de chercher à faire fléchir l'université vers le blocage ou la fermeture administrative, deux choses totalement refusées par la précédente présidence grâce à l'instauration de contrôle de carte d'étudiant à l'entrée, d'un scrutin sur cette question, et avec la participation de bon nombre d'étudiants opposés à la dictature minoritaire dans un établissement d'enseignement supérieur.

Pour le plaisir, vous pouvez admirer cette photo floue où l'on discerne les membres du comité de mobilisation anti-CPE lors d'une AG à Lyon 3 en Avril 2006 (là un militant de FO intervenait...). Rassurez-vous, ce seront les mêmes à peu de chose près, avec l'Unef qui essayera de s'incruster.

Si mardi, vous avez le temps ou que vous n'avez pas cours, n'hésitez pas à vous rendre à cette grande mascarade guignolesque, où l'on sait d'ores et déjà que l'usure sera le maître-mot pour faire voter le blocage, le retrait de la loi LRU, mais aussi, le retrait de la loi Hortefeux, la solidarité avec les camarades de Lyon 2, l'arrêt immédiat des centrales nucléaires, la régularisation immédiate de tous les sans-papiers, l'interdiction des fast-food, des voitures, des médias privés, la démission du gouvernement ... etc

mardi 13 novembre 2007

Lettre d'un bloqueur.

Ma petite maman chérie, et vous Joseph, Léon, Ernesto, Hugo et Mao, mes tous petits poissons – rouges évidemment ! – adorés.


Croyez-moi, j’ai essayé de suivre la voie que vous m’aviez tracée. Quand j’ai entendu le mot réforme, comme vous l’aviez déjà fait, mes camarades, en 2006 contre le CPE, en 2005 contre la réforme du bac, en 2004 contre la réforme LMD, en 2003 contre celle de Ferry – enfin comme vous l’aviez toujours fait – j’ai bloqué ma fac.

Avec un peu de retard, je vous l’accorde, la loi ayant été adoptée au mois de juillet, mais que voulez-vous l’arrière saison étant tellement plus agréable sur la côte, j’ai prolongé mes vacances.


Aujourd’hui, je sais que je vais mourir. Oh non ! Ce n’est pas des CRS que j’ai peur. Cela fait bien longtemps que j’ai appris à aimer l’odeur des gaz lacrymogènes. Ils ont l’avantage de couvrir les odeurs.


C’est la loi LRU qui va me tuer !


Avec cette loi, les présidents d’universités auront la responsabilité de l’entretien des bâtiments. Certains n’hésiteront pas à les repeindre. Tu sais, toi ma petite maman chérie, comme l’air me manque à chaque fois que j’entre dans une pièce propre.


Si les facs sont rénovées et nettoyées, où vais-je pouvoir me cacher ?

C’est sûr, je vais mourir !


Plus dangereux encore. La loi va permettre aux universités de créer des bureaux des stages et une aide à l’insertion professionnelle.

C’est sûr, ils veulent que l’on trouve du boulot …


Mon petit papa adoré, tu sais, toi, comme mes camarades et moi sommes réfractaires à toute forme de travail.


Il est trop tard, je vais mourir.

vendredi 9 novembre 2007

Blocages, AG ... On prend les mêmes clowns et on recommence.

Depuis quelques jours, vous avez pu remarquer qu’une certaine agitation est présente au sein de nos universités. Une poignée d’agités se disant étudiants, plus préoccupée par leurs intérêts individualistes et politiques qu’autre chose, tentent de nous refaire le coup du CPE d’avril 2006, prétextant la récente loi LRU, relative à l’autonomie des universités.

Un prétexte pour arborer les vieilles luttes illusoires habituelles, à grand coup de « anti-tout » et de slogans mornes et puérils, relayés par des tracts approximatifs et démagogiques. Alors les bonnes vieilles méthodes sont de retour. Pour commencer, la tenue d’AG, grande parodie de démocratie, qui consiste à établir un ordre du jour fantaisiste, en général très orienté, et en toute fin d’AG, c'est-à-dire 2 à 3 heures plus tard quand les gens désirant tout de même retourner en cours et ne pas subir ces clowns plus longtemps partent, il y a le fameux vote à main levée décisif : le blocage.

Ces AG sont dites démocratiques par leurs leaders armés de leur keffieh, au point que la tribune est autoproclamée, l’ordre du jour voté à la va-vite, évidemment l’amphi est monopolisé, et disons le franchement, ce ne sont pas vraiment des étudiants qui s’y trouvent, visuellement et techniquement.
Alors forcément la démocratie version gauche extrémiste se limite à leur propre vision des choses, tout opposant étant systématiquement pris à parti, et insulté de tous les noms. « Ouvert à tous » était inscrit sur le tract pourtant …

Evidemment, le syndicat de gauche Unef, après avoir négocié la réforme cet été avec les autres organisations et le gouvernement, pense peut-être pouvoir gagner un peu de notoriété dans cette affaire là, et s’allie petit à petit avec l’extreme-gauche syndicale (JCR, UEC, SUD, FSE, LCR, CNT). Vous savez, ces chevelus anarchistes portant keffieh et rangers que l’on ne voit jamais en cours. Mais ces derniers ne sont pas dupes et ne veulent pas que le syndicat de la gauche bobo leur vole la vedette.

On rappellera à ces prétendu défenseurs des droits qu’une AG est illégitime dans le sens où, quel que soit le nombre de participants, elle ne peut décider pour tout un établissement. Seul le Président d’université, ou par exemple les élus étudiants par l’intermédiaire du conseil d’administration peuvent être amenés à prendre des décisions.
On rappellera évidement que le droit de grève n’est pas reconnu pour les étudiants. Et oui c’est idiot, mais le principe de la fac c’est étudier. Si tu ne veux pas venir, tu restes chez toi. Visiblement ils ont du mal.
On rappellera que ces mauvaises plaisanteries engendrent inéluctablement un coût lié aux dégradations multiples lors d’occupations et blocages : tags, casse de matériel, bris de vitres, saletés (oui bon là faut pas leur en vouloir) etc …Quel est le sérieux dans cette démarche quand on vient crier à tout va « plus de moyens » et qu’en même temps on casse tout dans les locaux ?
Il serait bon d’ailleurs d’envoyer directement les factures aux organisations responsables, vu qu’ils se proclament ainsi, responsables. L’Unef a de l’argent, ne vous inquiétez pas pour ça.

Sur Lyon, nos habituels rebelles ont organisé des AG à Lyon 2 pour venir baver leur haine contre le gouvernement, le capitalisme, la société de consommation, les OGM, le nucléaire, la police, la justice, le Medef etc …
Un blocage a été voté avec l’aide de 300 à 400 clowns (dont certains n’étaient pas étudiants) sur le campus de Lyon 2 Bron. On s’y attendait.

Comme pour le CPE, Lyon 3 ne baissera pas la garde face à ces agitateurs de seconde zone. Des groupes semblent déjà se former autour de structures existantes, nous vous appelons donc à vous mobiliser pour la liberté d’étudier.
Affirmer que les « étudiants » se mobilisent contre la loi LRU et pour les blocages est une véritable insulte à ceux qui se rendent en cours non pas uniquement pour acquérir un savoir, mais pour préparer leur avenir professionnel.

Les étudiants de Lyon 3 ne subiront pas !


Pour finir, les déclarations de la Ministre Valérie Pecresse :

« Comme j'ai eu l'occasion de le dire plusieurs fois, la réussite des étudiants est mon premier objectif. Or, une université bloquée, ce sont des étudiants qui ne peuvent pas aller en cours et cela va à l'encontre de leur réussite. Ces blocages sont d'autant moins justifiés qu'ils interviennent l'année même où le Gouvernement fait un investissement sans précédent dans l'université avec un budget inédit de 1.8 Md pour l'enseignement supérieur et la recherche. Avec des priorités : améliorer les conditions de vie étudiante et la réussite en licence. »


N’hésitez pas à débattre en commentaire.

Ce blog est totalement indépendant de l'administration de Lyon III et ne reflète en aucun cas de quelconques prises de position de cette Université.