dimanche 27 avril 2008

Etudier plutôt que défiler (partie 2)

Depuis quelques semaines, la France et plus particulièrement certaines villes de notre pays doivent faire face à une horde d'adolescents en pleine puberté, portant keffieh et ballerines, et défilant pour finalement tout et n'importe quoi. Ces idiots utiles portés par des restes de pensées et d'images du mouvement anti-CPE ou par la simple idée de révolution et de rébellion contre le pouvoir en place, avec une certaine optique floue de Mai 68, semblent montrer que chaque année se doit d'avoir sa descente dans la rue. A croire que cette période dans la vie d’un lycéen est le passage obligé vers cet acte pour beaucoup, comme une sorte de dépucelage.

C'est évidemment faire de la mauvaise promotion pour la majorité des lycéens, c'est à dire ceux qui ne sont pas dupes et préfèrent aller en cours, lorsque leur lycée n'est pas bloqué par une dizaine de boutonneux qui tentent d'argumenter sur un droit de grève qui n'est pas le leur.
Il faut aussi préciser que ce mouvement ultra minoritaire qui n'a rassemblé pas plus de 1500 lycéens dans certaines villes de France, et au maximum 20 000 à Paris, sur un total national de deux millions d'étudiants ne représente en rien une partie de la jeunesse française. Cela peut être rassurant d'un côté lorsque l'on observe la population qui s'y déplace telle que décrite partiellement plus haut, et quand on observe et entend les slogans qui montrent à eux seuls l'étendue des dégâts sur lesquels surfent la FIDL (créée par Julien Dray dans les années 1980) et l'UNL (créée sous l'impulsion du MJS - Mouvement des Jeunesses Socalistes).

Ces derniers noyautent les esprits en appelant à la radicalisation, sous la bienveillance d'autres groupuscules d'extrême gauche qui voient là un éventuel futur fond militant. Chaque année scolaire se doit d'avoir son mouvement étudiant pour garantir la bonne santé et la promotion de ces groupements finalement très peu représentatifs. Et puis c'est tellement à la mode de demander la tête du ministre en place, et de Sarkozy par la même occasion !

C'est sans compter que désormais les professeurs peuvent donc faire grève par procuration en envoyant les étudiants dans la rue, il est très facile de faire passer une ou deux petites phrases pendant le cours pour évoquer une vision partisane de la réalité : "si le gouvernement ne supprimerait pas autant de profs, j'aurai pu vous parler de telle ou telle chose". Véridique, et efficace.

Au fond, on ne peut nier le fait qu'il y a des problématiques à résoudre : un bac qui perd de plus en plus de sa "valeur", une sélection inexistante pour l'entrée dans le supérieur, des méthodes d'orientation à revoir ...

Une fois de plus, et par principe d'opposition, les syndicats s'insurgent contre un faux problème - le non remplacement de départs à la retraite - en ne prenant pas en compte la démographie qui est en baisse. Un motif simple qui leur profite avec des phrases et slogans démagos du genre "non aux classes à 35 élèves".

Au fond, est-ce que ces jeunes gens sont au courant qu'à l'Université ils seront dans un amphi de 400 étudiants ?

BONUS ! Cliquez sur les deux captures d'écran du site de la FIDL et amusez-vous à corriger les fôtes d'ortografe !

mardi 15 avril 2008

Etudier plutôt que défiler (partie 1)




La suite à venir ! Que du bon !

vendredi 4 avril 2008

Lyon 2 : le très faible taux de participation aux élections étudiantes du 27 Mars 2008 donne raison au groupuscule d’extrême gauche FSE.

A Lyon, on pourrait penser assez facilement que le « cas Lyon 2 » ne changera jamais. Quoi qu’on en dise, elle bénéficie malgré les efforts de sa Présidence d’une réputation qui entache les diplômes proposés.
Que penser de Lyon 2 lorsque l’on sait qu’elle est régulièrement la seule université de la Capitale des Gaules qui se retrouve bloquée par une poignée de militants d’extrême gauche, tagguée de messages/slogans puérils ou encore dégradée comme l’ont peut le constater non sans mal sur le campus de Bron ?
Il faut en effet avoir du courage pour être étudiant à Lyon 2 en ne cautionnant pas tout ceci, en espérant à chaque rentrée que les semaines de grèves ou de blocages seront inférieures à l’année précédente. Des évènements orchestrés par nos professionnels du pavé, adeptes d’autogestion, en général ailleurs que chez eux, et se levant contre toute forme d’ordre, un peu comme un jeune pré-pubère qui découvre que porter un t-shirt du Che c’est trop cool.

Jeudi 27 Mars 2008 avait lieu à Lyon 2 les élections étudiantes visant à renouveler les Conseils Centraux (CA, CEVU, CS). Tout ceci en même temps que celles du Crous dans toute l’Académie.
La très faible mobilisation des étudiants pour cette élection a donné l’opportunité de faire émerger un des groupuscules co-responsables de ce qui est cité plus haut : la FSE.
Leur programme ? C’est simple : opposition en bloc de tout ce qui existe, avec en tête un décor de barricades, point culminant et jouissif du militant FSE. Car oui, le militant FSE n’est pas un étudiant comme les autres. Le militant FSE a plus de chance de passer en conseil de discipline que n’importe quel autre étudiant normalement constitué. Et ce n’est pas un détail, c’est déjà arrivé.
Avec une participation honteuse de 1600 étudiants sur 28 000 inscrits, Lyon 2 se met une fois de plus à l’écart par rapport à ses collègues de Lyon 1 & Lyon 3.
On se demande alors comment la FSE va pouvoir « travailler » dans le CA et le CEVU, elle qui refuse le principe de cogestion. Opposition systématique, évidemment !

Jouant sur ce résultat, FSE peut donc se targuer d’être la « première force syndicale étudiante de Lyon 2 », rien que ça, et évidemment cela n’ira pas dans le sens des 28 000 étudiants.
Que penser de cela quand on sait que ce groupuscule considère que l’Université ne doit pas être un lieu d’insertion professionnelle ?
Si c’est effectivement pour retrouver les mêmes têtes pendant 10 ans à traîner entre les bâtiments de l’université, avec pour seule préoccupation la rédaction du prochain tract anti-xx (remplacez les lettres par ce que vous souhaitez, vous verrez ça fonctionne), ou encore la participation à la manif du lendemain organisée par la CNT, ou mieux celle de RUSF pour la régularisation des étudiants en situation illégales …

Que cela serve de leçon aux étudiants de Lyon 2, leur seule arme restera le vote aux prochaines élections étudiantes … c'est-à-dire dans deux ans.

Ce blog est totalement indépendant de l'administration de Lyon III et ne reflète en aucun cas de quelconques prises de position de cette Université.